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Label: Ici d'ailleurs
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C'est un parcours assez atypique que celui de Matt Elliott... La mue se poursuit sur "Drinking Songs" qui impose Matt Elliott en véritable songwriter. Les boucles et les beats laissent la place à la guitare, aux claviers et surtout à sa voix démultipliée en des choeurs quasi liturgiques, donnant un relief inédit à des textes qui gagnent eux aussi en importance. Le lien avec la période Third Eye Foundation n'est cependant encore pas tout à fait rompu car l'album se termine par un mix de 20 mn digne de l'époque "Little lost soul". Avec "Failing songs", plus question de faire plaisir à tout prix aux fans de l'Epoque 3EF. Et l'utilisation répétée du mot "song" dans le titre de l'album n'en est pas le moindre signe. C'est bien de chanson qu'il s'agit. Des chansons dont les mélodies subtiles contrastent avec la dureté des mots car "Failing songs" est un rude constat d'échec. Les textes portant en eux le rejet par leur auteur, entre désespoir et colère froide, de l'évolution militaro libérale du monde. "Howling songs" clôt la trilogie dans un parfait accomplissement. On y retrouve cette musique aux teintes slave mais sans frontière définie, avec comme seule constante un héritage indéniable de la musique européenne. Musique habitée et très personnelle qui témoigne d’un talent unique où se succèdent des mélodies poignantes entre ballade et folk, folie et raison, révolte et désespoir. En totale empathie avec le monde qui l’entoure, "Howling songs" est un constat sans appel où l’on sent hourder la sensibilité révoltée qui caractérise tant Matt Elliott. En attendant un prochain album de The Third Eye Foundation pour l’année 2009 ! |